Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /Août /2010 23:38

Réalisé par Jean Becker

Ecrit par Jean-Loup Dabadie et Jean Becker, d’après le roman de Marie-Sabine Roger

Avec : Gérard Depardieu, Gisèle Casadesus

2010

 

 

 

 

Il suffit d’une rencontre…

 

Il suffit d’une rencontre pour discuter

Il suffit d’une rencontre pour tout changer

Il suffit d’une rencontre  pour exister

 

 

 

Germain, un cinquantenaire quasi analphabète, vivant de petits boulots, va faire la rencontre de Margueritte (avec deux T), une vieille femme passionnée par les livres. Ce banc public les unis. De cette rencontre va naître une amitié fragile. Margueritte aidera Germain à se rendre compte qu’il n’est « pas plus con qu’un autre ». A chaque rencontre, elle lui lira des passages de ses livres, jusqu’au jour où, fatiguée des yeux, Margueritte ne pourra plus lire. C’est alors Germain qui, surmontant son handicap, fera la lecture à son amie.

Becker utilise une mise en scène simple, afin de nous dévoiler la vie d’un homme simple. Nous verrons Germain au travail, au bistrot, avec sa compagne et avec sa mère, avec qui il entretient une relation violente. Mais, pour échapper à son quotidien, Germain va s’évader par la lecture grâce à Margueritte. La caméra se pose avec délicatesse sur ces deux êtres fragilisés par la vie. Les acteurs jouent avec justesse, pour nous livrer une histoire d’ ‘’amour’’ des plus épurée. Le spectateur en ressort touché par tant de beauté.    

 

 

Par DaDa
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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 01:56

(Une Nuit à New York)

Réalisé par Peter Sollett

Ecrit par Rachel Cohn, David Levithan, Lorene Scafaria

Avec : Michael Cera, Kat Dennings

2008

 

 

 

          Après une rupture douloureuse, Nick reste enfermé chez lui. Ses deux amis, et membres de son groupe de musique, le forcent à sortir pour faire un concert. Après son show, Nick fait la connaissance de Norah, une étudiante passionnée de musique. Ensemble, ils vont tenter de trouver le concert secret de leur groupe favori. La nuit sera forte en rebondissements, comme par exemple la recherche de la meilleure amie de Norah qui court les rues de New York ivre, ou encore l’ex de Nick qui resurgit, déterminée d’empêcher deux tourtereaux de s’unir.

Le film utilise le schéma type des comédies hollywoodiennes mais surprend par son casting. Les deux acteurs principaux (Michael Cera et Kat Dennings) ont une belle énergie et interprètent leurs rôles avec fraicheur. On aime cette ambiance plaisante, accompagnée d’une bande-son éclectique qui se prête bien au film.

Ca donne goût de passer une nuit à New York!

Par DaDa
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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 22:06

(Deux soeurs pour un roi)

Réalisé par Justin Chadwick

Ecrit par Peter Morgan, d'après le roman de Philippa Gregory

Avec : Natalie Portman, Scarlett Johansson, Eric Bana

2008

 

 

 

 

 

Quand Histoire rime avec Hollywood

 

Mary Boleyn, cadette de sa famille épouse William Carey sous le regard jaloux de sa sœur aînée Anne, encore célibataire. En effet, leur père et leur oncle ont de plus grands desseins pour Anne : devenir la maîtresse d’Henry VIII, roi d’Angleterre. Cette position permettrait à la famille Boleyn d’entrer dans les grâces de sa majesté et ainsi de s’enrichir. Après avoir causé un accident au roi, Anne est écartée par son oncle pour pouvoir mettre Mary en avant, afin de sauver le projet de mettre une Boleyn dans la couche du roi. L’appât est efficace : Henry tombe sous le charme de la belle Mary. S’ensuit la vie des deux sœurs, devenues rivales, à la Cour. Anne, trop orgueilleuse pour jouer le rôle de l’« autre sœur Boleyn », déjouera l’autorité de son oncle afin de parvenir à ses fins : devenir reine. C’est ainsi qu’elle aura aucune pitié envers sa rivale, qui quant à elle, fera tout pour sauver sa sœur du destin fatal qui lui sera réservé.

Le scénario suit de loin les faits historiques, n’hésitant pas à créer des identités nouvelles aux personnages existants. C’est ainsi que Mary tombe enceinte d’Henry et met au monde un fils, tant voulu du roi, qui choisit de l’abandonner par passion pour Anne. Historiquement, Henry VIII a eu un fils bâtard, mais pas de sa relation avec Mary Boleyn. C’est ainsi que tout le film mélange des éléments de l’Histoire, et va même jusqu’à modifier les personnages. Mary est montrée comme une sainte alors qu’en réalité elle était surnommée « la grande putain ».

Voilà un des risques de réaliser un film historique à Hollywood : la vérité sera effacée au profit de l’idéologie : le bien doit l’emporter sur le mal. Anne sera décapitée sur ordre du roi et Mary sera sauvée grâce à sa bonté et sa piété.

Nous pouvons cependant apprécier la reconstitution de la Cour anglaise de l’époque, avec ses somptueux décors et costumes. Nous pouvons également souligner le jeu sincère et touchant des deux actrices principales.

Rien ni personne ne peut empêcher la machine hollywoodienne de cisailler les pages de l’Histoire. Et pourtant, ce n’est pas qu’il n’y a pas de matière à partir de laquelle travailler! Un bon exemple est la série TV The Tudors qui a su traité avec justesse et intérêt la vie d’Henry VIII, sans en faire un cliché hollywoodien.

Par DaDa
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 06:00

(Alice au pays des Merveilles)

Réalisé par Tim Burton

Ecrit par Linda Woolverton, adapté du roman de Lewis Carroll

Avec : Mia Wasikowska, Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway

2010

 

 

 

 

 

BURTON AU PAYS D’HOLLYWOOD

 

Treize ans après sa première aventure au pays des Merveilles, Alice, à présent une jeune femme, retourne dans ce monde imaginaire dont le seul souvenir qui lui en reste est le rêve récurrent qu’elle en fait depuis son enfance. 

S’ouvrant par un générique on ne peut plus burtonien (les toits londoniens de nuit sur fond de musique macabre), le film s’essouffle au bout des quelques premières minutes à cause du début qui se met en place lentement afin de ne pas perdre le spectateur. Alice est menée à la campagne où elle sera demandée en mariage par le fils d’un riche entrepreneur. Lorsque le fiancé fait sa demande, Alice s’enfuit sur les traces du lapin blanc et ne tarde pas à tomber dans le terrier. Là, elle repassera par les mêmes épreuves et rencontrera les mêmes personnages. La seule différence est que la Reine Rouge a pris le pouvoir et règne d’une main de fer en semant la terreur. Les créatures comme le lapin blanc, la chenille ou encore le Chapelier Fou attendent le retour d’Alice qui a pour destinée de combattre le monstre de la Reine Rouge pour la détrôner et ainsi rendre la couronne à la Reine Blanche.

C’est ainsi que Tim Burton mêle des éléments des deux œuvres de Lewis Carroll (Les Aventures d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir) avec des apports personnels. Le fait de vieillir le personnage d’Alice la rend plus consistante. Ce qu’elle vivra dans le monde parallèle lui permettra de faire les bons choix face aux événements auxquels elle sera inévitablement confrontée à son retour. Mais les libertés que prend le cinéaste ne sont pas toujours très cohérentes avec l’esprit de l’œuvre originale. Ainsi, Alice doit tuer le Jabberwocky, un dragon qui appartient à la Reine Rouge et avec lequel elle maintient son règne tyrannique. Le réalisateur a utilisé des effets spéciaux jusqu’à en abuser et l’utilisation de la 3D n’apporte rien au film.

Depuis Charlie and the chocolate factory (2005) et avec Sweeney Todd (2008), Tim Burton quitte peu à peu son univers marginal d’Edward Scissorhands (1990) et autre Ed Wood (1994) pour se plonger pleinement dans l’industrie cinématographique hollywoodienne. C’est ainsi que Alice in Wonderland met en scène le combat entre le Bien et le Mal, duquel seul le Bien peut sortir vainqueur. Et lorsque cette victoire retentie le Chapelier Fou (Johnny Depp) ne néglige pas de nous faire une petite danse sur une musique électro. Et en parlant de musique, n’oublions pas de souligner que le générique de fin a été composé et interprété par Avril Lavigne. Tous ces éléments rendent ce nouvel univers burtonien assez indigeste pour les spectateurs de ses débuts, mais séduiront sans nul doute les plus jeunes générations.

Concernant les acteurs, le cinéaste fait à nouveau appel à ses habitués, à savoir Johnny Depp en Chapelier Fou (7e collaboration) et sa compagne Helena Bonham Carter sous les traits de la Reine Rouge (6e collaboration). Nous découvrons Mia Wasikowska, jeune inconnue au futur prometteur, dans le rôle d’Alice et Anne Hathaway dans le rôle de la Reine Blanche. Nous pouvons saluer les interprétations des trois actrices. La jeune Mia joue avec justesse et retenue et quant aux deux reines, nous ne pouvons qu’applaudir les rôles déjantés auxquels elles ont donné vie à l’écran. Et nous pouvons remercier Tim Burton pour son choix de casting qui est un beau mélange de la culture cinématographique et télévisuelle anglaise (Alan Rickman, Timothy Spall, Frances de la Tour, Matt Lucas, Barbara Windsor…).

 Dans l’ensemble, le film est bon en tant que blockbuster à voir pour le plaisir, mais reste un peu décevant en tant que film de Tim Burton.

Par DaDa
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 23:14

(Le Ruban blanc)

Ecrit et Réalisé par Michael Haneke

Avec : Christian Friedel, Ulrich Tukur, Josef Bierbichler

2009

 

 

 

 

            En 1913, les habitants d’un village allemand voient sévir une série de crimes qui, peu à peu, prennent l’apparence d’un rituel punitif. L’histoire est narrée rétrospectivement par l’instituteur du village, qui avoue dès le début ne pas comprendre tous les événements.  

            Le film s’ouvre avec un générique muet dans lequel ni les acteurs ni le réalisateur ne sont mis en avant au détriment de l’équipe technique. Cette modestie annonce le ton du film. Pudeur et épuration de la mise en scène seront de rigueur tout le long.

            Haneke prend le parti de filmer en noir et blanc. Cela donne une portée historique au film (nous sommes juste avant la première guerre mondiale). Ce choix sert autant à renforcer l’esthétique épurée choisie par le réalisateur, qu’à embellir ses comédiens. Ainsi, l’acné des adolescents est adoucie et semble mieux passer à l’écran que si le film n’avait été en couleur.

            Le cinéaste utilise de nombreux plans vides, qui apparaissent comme une signature de l’auteur. Ce choix de cadrage vient appuyer le dénouement : nous ne saurons jamais qui a commis les crimes. Que font les personnages quand ils sortent du cadre? Qu’est-ce que le réalisateur ne nous montre pas? C’est ainsi que le film ne cherche pas à résoudre le mystère mais plutôt à mettre l’accent sur l’innocence des enfants et inévitablement sa perte au passage à l’adolescence.

            Haneke nous propose un film sans prétentions, dans lequel sa galerie de personnages évolue de façon très réaliste dans ce village d’époque, rappelant un peu les films néo-réalistes de la fin des années 1940.

            Hormis la fin qui laisse le spectateur un peu déçu, nous ne pouvons qu’apprécier le talent de Michael Haneke, qui a pleinement mérité la palme d’or au Festival de Cannes 2009. 

Par DaDa
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  • : Bienvenue sur The Movie Monster! Ce blog est dédié à la communauté de petits monstres cinéphiles peuplant la toile. Ici vous trouverez mes critiques de films. Films récents, classiques de l'Histoire du cinéma, films d'auteurs, comédies hollywoodiennes, films d'animation... Bref, je pioche çà et là pour vous offrir une palette variée de bijoux du 7e art! J'espère que ce blog vous donnera le goût de (re)voir les films et d'intéragir en laissant vos commentaires et suggestions! DaDa
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